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Le présent comité ministériel sera peut être le dernier de ce quinquennat.

Nous souhaitons à cette occasion, en insistant sur les ATSS, les non enseignants, plus particulièrement sur la filière administrative, celle qui semble toujours un peu étrangère au cœur des métiers du système éducatif, faire un rapide bilan des points qui nous apparaissent positifs mais également de ceux qui sont pour nous source d’insatisfaction, voire d’inquiétude.

Tout d’abord, s’agissant de notre département ministériel, il convient de souligner l’indéniable inversion de la courbe en matière de suppressions d’emplois, après 10 ans de RGPP et de SMR entre 2002 et 2012. Même si la situation est plus contrastée lorsqu’on examine plus précisément la situation des académies, des établissements ou des filières concernées, les créations de postes seront un des points forts de ce quinquennat qui s’achève.

De la même manière, ce gouvernement aura donné à la fonction publique un nouveau souffle au travers du dispositif PPCR. Certes, ici également, les résultats ne sont pas de même ampleur suivant les catégories, les corps et les grades. Ainsi les attachés, corps interministériel type dont les débouchés de carrière sont des emplois sont-ils sensiblement moins bien traités que d’autres corps de A spécifiques, qui déroulent plus aisément une carrière hors emploi. Cependant, et c’est essentiel, une impulsion nouvelle est donnée, l’idée même d’une fonction publique interministérielle statutaire, de métiers et de carrière, est confortée. Cela mérite d’être souligné.
Les temps politiques qui viennent sont incertains. Les fonctionnaires en général, à l’éducation nationale les personnels « non enseignants » en particulier, peuvent nourrir de légitimes inquiétudes. Seront-ils la variable d’ajustement de demain, lorsqu’il faudra, à entendre certains, supprimer, supprimer et supprimer encore ?
Or, les fonctionnaires ne forment pas un bloc uniforme de nantis. Au-delà du symbole fort que représente PPCR et toute proportion gardée, sa mise en œuvre n’aura pas eu les mêmes effets qualitatifs et quantitatifs pour les catégories A, B et C. PPCR aura été pour beaucoup, une affaire de A, pour un peu, une affaire de C, et pour très peu, une affaire de B. Le corps des SAENES, notamment, tirera, en l’état actuel des choses, peu de bénéfices du nouveau dispositif.
Par ailleurs, à l’éducation nationale, à l’inverse d’autres départements ministériels, les effets limités de PPCR pour certains corps et grades n’auront même pas été atténués par la mise en œuvre du nouveau régime indemnitaire, le RIFSEEP, usine à gaz dont nous ne voulions pas et qui souvent n’a fait qu’accentuer les différences préexistantes entre académies voire pire, entre collègues exerçant les mêmes fonctions.

Le RIFSEEP aura été pour nous l’une des grandes erreurs de casting de ces 5 dernières années.
Il est d’autant plus regrettable, dans ce contexte, que le plan de requalification de C en B et de B en A des personnels administratifs, acquis important de la refondation de l’école, soit un demi-échec ou une demi-réussite. En dépit des efforts, le compte n’y est pas. Il faut se souvenir, par exemple, que des postes d’adjoints gestionnaires en EPLE, de chef de bureau voire de chef de service en académies, sont occupés par des collègues de catégorie B, parfois C, alors qu’ils relèvent de la catégorie A. On comprend dès lors, lorsque l’on veut refonder l’école et entraîner ceux qui la soutiennent, l’importance des requalifications.

Mais il y a autre chose et ce n’est pas moins grave.

Ces dernière années auront vu en effet se continuer et s’affirmer l’obsession de l’autonomie, et ce dans tous les secteurs.
Certes oui, l’autonomie est nécessaire. Elle est la marge indispensable à tous pour faire correctement un métier, pour rendre efficacement un service, pour prendre intelligemment une décision.

Cependant, nous avons eu à plusieurs reprises l’impression que cette autonomie était parfois le simple paravent de ceux qui entendent faire ce qu‘ils veulent, quand ils le veulent et comme ils le veulent. Cette autonomie là n’est pas au service de tous. Cette autonomie là est au service de quelques uns. Cette autonomie là, nous n’en voulons pas.

Il ne faudrait pas, au nom de cette autonomie, qu’on nous démembrât un peu plus un Etat qui l’est déjà suffisamment. L’éducation nationale est déconcentrée et décentralisée dans son fonctionnement. Elle possède déjà toute l’autonomie nécessaire, il suffit de mieux s’en servir. Ce n’est pas là d’abord affaire de loi, de règlements ou de circulaires. C’est avant tout affaire de sens commun, de manière de bien gouverner, de talent à bien motiver des personnels qui ne demandent qu’à bien faire.

Mais ces personnels, faut-il encore ne pas les maltraiter. Il nous est remonté, tout dernièrement, par exemple, de graves errements de gouvernance, que ce soit en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique ou en Polynésie. Nous voulons croire que cela n’est pas dû à une forme de mépris que créerait la distance. Bien mauvais signal, en tout cas.

On le voit, alors qu’une page politique va se tourner, avec ses forces et ses faiblesses, certains dossiers ont abouti et d’autres demeurent, laissant un goût d’inachevé. Pour notre part, nous voulons croire à la continuité de l’Etat, à la légalité républicaine et au dialogue social. Il reviendra au prochain gouvernement de se montrer à la hauteur des enjeux et des besoins du système éducatif et des personnels qui contribuent, quotidiennement, à sa réussite.

Nous, nous n’oublierons rien.

Jean-Marc Boeuf
Secrétaire générall

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