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À lire aussi...

Bilan de gestion des Attachés

Déclaration intersyndicale à la CAPN des AAE du 6 juillet 2017

Déclaration à la CAPN d’avancement des AAE 29 juin 2017

Déclaration à la CAPN du corps des AAE du 29 novembre 2016

PPCR : la réforme statutaire du corps des AAE : LE RECLASSEMENT

Déclaration liminaire des commissaires paritaires nationaux des AAE du jeudi 23 Mars 2017

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s Collègues,

« A l’approche des élections présidentielles, nombre d’esprits se penchent sur la fonction publique et son devenir. Le conseil économique social et environnemental vient d’en rappeler (s’il en était besoin…) à la lumière d’un récent rapport, son importance….En effet la fonction publique c’est avant tout une idée. Avoir dans un Etat une fonction publique, une fonction publique statutaire, une fonction publique de carrière, ce n’est pas naturel. C’est un choix. En France, ce choix est le fruit d’une expérience tragique de l’histoire. Même si la France de 2017 n’est plus celle de 1945, il est bon de se souvenir du pourquoi. En France, la fonction publique est indissociable d’une certaine idée de la République. En France, c’est la fonction publique qui a fait l’état au service de la République, de la démocratie républicaine, de la légalité républicaine. » Extrait de l’éditorial n°88, Jean Marc Bœuf, secrétaire général A&I-Unsa.
Ce gouvernement aura donné à la fonction publique un nouveau souffle au travers du dispositif PPCR. Certes, les résultats ne sont pas de même ampleur suivant les catégories, les corps et les grades. Ainsi les attachés d’administration de l’Etat, corps interministériel type dont les débouchés de carrière sont des emplois sont-ils sensiblement moins bien traités que d’autres corps de A spécifiques, qui déroulent plus aisément une carrière hors emploi. Cependant, et c’est essentiel, une impulsion nouvelle est donnée, l’idée même d’une fonction publique interministérielle statutaire, de métiers et de carrière, est confortée. Cela mérite d’être souligné.
Les temps politiques qui viennent sont incertains. Les fonctionnaires en général, à l’éducation nationale les personnels « non enseignants » en particulier, peuvent nourrir de légitimes inquiétudes.
Les programmes de certains candidats prévoient de réduire les effectifs, pour l’un suppression de 500000 postes, pour l’autre 120000 postes de fonctionnaires en moins sur le quinquennat. Il y a également chez ces candidats la volonté de précariser la relation d’emploi au sein des fonctions publiques en recrutant des agents sur contrats et soumis au bon vouloir de leurs employeurs. Ce schéma avait cours dans les années 1930 et a été repris par le régime de fait dit de Vichy, qui consistait à séparer les fonctionnaires « d’autorité » des fonctionnaires de « gestion ».
Par ailleurs, à l’éducation nationale, le RIFSEEP, usine à gaz dont nous ne voulions pas, n’a fait qu’accentuer les différences préexistantes entre académies voire pire, entre collègues exerçant les mêmes fonctions. Le RIFSEEP aura été pour nous l’une des grandes erreurs de ces 5 dernières années.
Ces dernières années auront vu également se continuer et s’affirmer l’obsession de l’autonomie, et ce dans tous les secteurs.
Certes oui, l’autonomie est nécessaire. Elle est la marge indispensable à tous pour faire correctement un métier, pour rendre efficacement un service, pour prendre intelligemment une décision.
Cependant, nous avons eu l’impression que cette autonomie était parfois le simple paravent de ceux qui entendent faire ce qu‘ils veulent, quand ils le veulent et comme ils le veulent. Cette autonomie là n’est pas au service de tous. Cette autonomie là est au service de quelques uns. Cette autonomie là, nous n’en voulons pas. Ainsi la conférence des présidents d’université suite à son colloque de Reims ne veut pas seulement l’autonomie mais l’anomie c’est-à-dire l’absence d’organisation sociale résultant de la disparition des normes communément acceptées. Bref utilisons un néologisme c’est : l’auto-anomie !
Cette CAPN des Attachés d’Administration de l’Etat se tient dans une période pré électorale certes préoccupante mais cela ne doit en aucun cas figer notre action de représentants des personnels. Cela ne doit en aucun cas figer la continuité de la gestion du déroulement de carrière de nos collègues.
Le mouvement 2017, point principal de cet ordre du jour, ne peut être abordé sans qu’au préalable nous n’adressions nos remerciements à nos collègues de la DGRH pour leur travail et leur disponibilité.
A la lecture des documents, il apparaît d’ores et déjà que nous ne pourrons satisfaire, pour certaines académies, les obligations réglementaires ou priorités légales que sont les rapprochements de conjoints (dont la séparation peut parfois atteindre 3 ans) et les obligations d’emploi (BOE). Ce n’est pas acceptable.
Nous constatons la perte de 32 possibilités d’accueil cette année par rapport à 2016, perte qui n’est pas compensée par des postes précis ou des postes profilés. Nous ne sommes pas dans une période de suppressions d’emplois, donc c’est inacceptable.
Par ailleurs, les académies ne se privent pas de publier sur la BIEP et de recruter par ce biais sur d’autres emplois, mais également sur ceux qui sont présentés à la CAPN.
Nous exigeons la transparence pour les candidats à la mutation. Il en est de même pour de trop nombreux PPR qui ne nous semblent être que des leurres.
Nous ne pouvons que condamner les méthodes de « recrutement » des adjoints gestionnaires dans certaines académies, en contradiction avec la note de service du 21 novembre 2016 sur la carrière des BIATSS, puisque des chefs d’établissement choisissent seuls l’adjoint gestionnaire.
Nous souhaitons rappeler nos positions concernant le mouvement :

  • - Favoriser les postes précis par rapport aux possibilités d’accueil afin de donner une plus grande visibilité aux collègues, candidats à la mobilité.
  • - Instaurer un cadrage des règles de fonctionnement de la BIEP, qui en l’état fait concurrence au mouvement inter-académique.
  • - Créer une CAP interministérielle.
  • Nous vous remercions.

    Les commissaires paritaires nationaux A&I UNSA des AAE

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