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« L’État chez lui, l’Église chez elle »

Ces mots prononcés par Victor Hugo le 15 janvier 1850 à la Chambre des députés, rappellent que la séparation des Églises et de l’État est la condition irréfragable de la liberté absolue de conscience, clé de voute de la laïcité républicaine française, principe constitutionnel de notre République.

 

Par ses deux premiers articles, la loi du 9 décembre 1905 fonde, structure et détermine l’organisation laïque de la République.
Elle précise dans son article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. »

 


D’ailleurs comme le rappelle notre ami Eddy Khaldi dans son ouvrage ABC de la Laïcité, la Constitution ne connaît pas les communautés mais exclusivement les citoyens.

 


En participant à la Conférence nationale des Évêques de France le 9 avril 2018 et en y déclarant vouloir « réparer le lien entre l’Église et l’État », le Président de la République s’exonère de la loi commune en vigueur.

 

Dans la République, depuis les lois de 1882 de Jules Ferry, le bâtisseur de l’Ecole publique, il n’existe qu’un seul sanctuaire, à l’abri du fait religieux, c’est l’école publique, où l’on apprend à penser par soi-même, à s’émanciper- sans les renier- de ses origines sociales, culturelles, religieuses, pour aller chercher ce qui nous rassemble, c’est à dire notre humanité.

 

Ferdinand Buisson, co-Prix Nobel de la Paix en 1927, nommé par Jules Ferry à la direction de l’enseignement en donne une belle définition : « pour faire un républicain il faut prendre l’être humain, si petit et si humble qu'il soit (un enfant, un adolescent, l'homme le plus inculte, le travailleur le plus accablé par l’excès de travail) et lui donner l'idée qui peut penser par lui-même, qu'il ne doit foi ni obéissance à personne, que c'est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d'un maître, d'un directeur, d'un chef quel qu'il soit, temporel ou spirituel. Il n'y a pas d'éducation libérale là où l’on ne met pas l'intelligence en face d'affirmations diverses, d’opinions contraires, en présence du pour et du contre, en lui disant : compare et choisis toi-même ! »

 

Dans  sa résolution générale du congrès de Grenoble de mars 2016, notre fédération rappelle que pour l’UNSA Éducation la laïcité est une valeur de la République qui assure le droit à la liberté de conscience et doit garantir la liberté d’expression. Elle ajoute que la laïcité est garante de la paix civile. L’UNSA Éducation combat toutes celles et tous ceux qui l’instrumentalisent pour en faire un vecteur d’exclusion.

 

En guise de conclusion provisoire, citons Guy Le Néouannic, ancien Secrétaire général de la FEN qui en 2015 écrivait : L’enjeu, une fois de plus, c’est de bien faire comprendre ce qu’est la laïcité, ce que dans sa simplicité et son exigence, elle ouvre d’espaces de liberté, ce qu’elle garantit en droits pour chaque citoyen. »

 

Comme l’écrivent nos ami·e·s du SE-Unsa, le lien entre le président et la laïcité s’est abîmé, il lui incombe de le réparer.

 

Jean-Marc Bœuf                                    Philippe Mesnier

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