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LE POINT SUR… l’avenir du service public d’information et d’orientation et de ses personnels.

L’UNSA Éducation – Frédéric Marchand, Morgane Verviers et Jean-Marc Bœuf- a été reçue mercredi 4 avril 2018 au cabinet du ministre sur cette question.

 

A l’issue de cette rencontre, voici ce que l’on peut en retenir.

 

Point 1, la réorganisation du service public d’information et d’orientation :

 

Le service public d’information et d’orientation ne disparaît pas mais un projet de loi (c’est donc bien une volonté gouvernementale et ministérielle) entend définitivement le scinder:

 

- à l’Etat, l’orientation;

 

- aux régions, l’information.

 

Ce projet tire donc à priori toutes les conséquences de ce qui est déjà en place s’agissant des missions exercées par les régions, avec deux conséquences lourdes sur l’organisation:

 

- l’Onisep demeure un service de l’état;

 

- les directions régionales (DRONISP) deviennent des services de la région.

 

Point 2, les conséquences à attendre pour les personnels du fait de ce projet de loi:

 

Logique implacable:

 

- les psyEN en DRONISEP verraient leur mission recentrées sur l’orientation : ils demeurent a priori personnels de l’Etat avec cependant un droit d’option vers les régions.

 

- les administratifs en DRONISEP ont vocation à devenir personnels de la région. Cependant, ils auront un droit d’option. Ils seront dans la situation des TOS au moment de leur décentralisation.

 

Sur les points 1er 2, A&I UNSA a émis des doutes sur la viabilité à terme de ce système « à deux patrons ».

 

L’on sait déjà en quelle faible estime certaines régions tiennent ces missions et leurs personnels !

 

S’agissant  des personnels administratifs cependant, il est inutile d’alarmer pour rien: la loi si elle est votée ne prendra effet qu’à compter de 2019. Aucune conséquence pour l’instant sur les postes et les personnes. Quoi que l’on pense du projet, il n’y a aucune raison que nos collègues soient plus mal traités que les TOS en leur temps.

 

A&I UNSA  et sa fédération y veilleront particulièrement, le travail ne fait que commencer.

 

Point 3 : La question des CIO

 

Il est essentiel de ne pas mélanger la question de la décentralisation des DRONISEP, conséquence de l’organisation du service public voulu par le législateur, de celle des CIO.

 

Le projet de loi n’évoque pas les CIO.

 

En toute hypothèse, les collègues exerçant en CIO, psyEN et administratifs, demeureront personnels de l’Etat.

 

La question : pourquoi le ministère entend-t-il faire disparaître les CIO ?

 

Au nom de la meilleure efficacité du service public, selon le cabinet du ministre !

 

Les psyEN, recentrés essentiellement sur l’orientation, devront exercer en EPLE.

 

Les CIO comme structure déconcentrée d’accueil n’ont, d’après la conseillère sociale, plus de raisons d’exister du fait de la totale décentralisation de la mission d’information.

 

Cependant, le ministère a reconnu que cela ne pouvait se faire brutalement. Comme pour les DRONISEP, même si la question est grave, il n’y a pas lieu d’inquiéter nos collègues sur leur devenir immédiat : pas de déplacement d’office hors mouvement !

 

Attention à ceux, notamment certains directeurs de CIO syndiqués à FO ou à la CFDT,  qui voudraient pour sauver leur position et leur pouvoir utiliser nos collègues administratifs en alimentant leur peur !

 

Une grave question se pose cependant: quid du métier des administratifs exerçant en CIO ? C’est faire peu de cas de nos collègues !

 

Sur le point 3, A&I UNSA, première organisation des personnels administratifs, a insisté sur le fait que les CIO étaient des lieux d’accueil où la synthèse entre les deux missions, information et orientation,  peut se réaliser: les EPLE en auront-ils les moyens ? Devront-ils assumer ces nouvelles tâches à moyens administratifs constants ?

 

Le cabinet du ministre semblait très réticent à communiquer sur cette question vis à vis des personnels au prétexte qu’il s’agit d’un projet de loi !

 

Mais justement la question de la disparition des  CIO ou, nous a-t-on dit, de leur éventuelle reprise par des régions (qui exerceraient alors une autorité fonctionnelle sur des agents de l’Etat ?), même si elle découle de la transformation du service public voulue par le législateur, relève bien d’un choix ministériel !

 

Ce choix pourrait être différent !

 

Il y a la à nouveau un vrai sujet de défense de nos métiers administratifs.

 

Nous considérons que le ministre devrait s’exprimer vis à vis des personnels concernés et leur proposer des solutions en termes de métier et de carrière.

 

Administratifs en CIO, c’est un métier. S’il doit évoluer, voire disparaître, il faut que nos collègues le sachent et comprennent parfaitement pourquoi et que leur soient proposées de vraies solutions, pas des bricolages.

 

En conclusion très provisoire :

 

- Seuls les personnels administratifs en DRONISEP peuvent être décentralisés : ils doivent être précisément accompagnés et nous devons syndicalement et fédéralement y veiller; pas de risques de mouvement avant 2019.

 

- Les personnels administratifs des CIO demeurent personnels de l’Etat mais ils risquent de perdre leurs postes et leurs métiers alors qu’il n’est pas certain que les EPLE puissent sans moyens supplémentaires assumer leur nouvelle mission. La disparition des CIO peut prendre des années, nous dit-on, et il n’y a pas de risques de mouvements dans l’immédiat.

 

Le travail syndical ne fait que commencer et passera à nouveau par la défense de nos métiers: il ne faudrait pas que les CIO qui mettraient des années à disparaître deviennent  des sortes de mouroirs administratifs !

 

Attention à ne pas céder aux rumeurs et tentatives de manipulations de la part de FO ou de la CFDT.

 

Les administratifs ne sont ni des supplétifs ni des porteurs d’eau.

 

Jean-Marc Bœuf.

 

Secrétaire général A&I UNSA

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