A&I UNSA
 

Brèves

5 raisons d’adhérer

[En vidéos]

À découvrir ici :

1. La proximité

2. L'expertise

3. L'équipe

4. Nos valeurs

À suivre tous les jeudis à 17h00...

Cliquez ici pour adhérer

Liens utiles

 

Vous êtes ici : Accueil » Actualité


À lire aussi...

Déclaration à la CAPN ADJAENES du 12 décembre 2017

Réforme de l’organisation territoriale de l’éducation nationale : De l’ombre à la lumière ?

CAPN des SAENES : "Quand le ministère perd son sang froid"

Déclaration de la CAPN des AAE
du 5 décembre 2017

Services Publics : un big-bang en gestation

Revoir la Normandie...

La question de l'organisation des académies est un chantier que les textes successifs de 2012 (gouvernance) et de 2016 (région académique) n'auront pas épuisé.

Le ministre l'avait annoncé: nous ne resterions pas au milieu du gué, région académique d'un côté, académie "tout court" de l'autre.

Il n'est donc pas très étonnant que le 31 août, l'UNSA Éducation et ses principaux syndicats concernés par le sujet (A&I, SE, SNPDEN,) aient été conviés avec les autres organisations représentatives à une réunion sur ce sujet.


Dans ce contexte, il eut été étonnant que l'académie de Rouen, orpheline de son recteur, ne soit pas concernée. En effet, nous pouvions pressentir depuis le mois de juillet que cet esseulement cachait quelque chose. Ce ne fut donc pas une grande surprise de découvrir que non seulement la Normandie était au centre de ce qui était proposé mais qu'elle était même la seule concernée.

Le dispositif est simple. Une apparente "union personnelle", qui fait qu'un seul recteur, en l'espèce celui de Caen, aura autorité sur deux académies, Caen et Rouen. "Union personnelle" car le statut juridique des académies n'est en rien modifié, elles conservent leur autonomie, il n'y a pas de fusion, seul le recteur est commun.


Certes, il y faudra un texte qui autorise cette ubiquité rectorale mais ne doutons pas que le ministère éclairé par le conseil d'État saura rédiger le décret qu'il faudra.
Beaucoup de bruit pour rien, alors ? Bien au contraire: rien de bruit, peut-être, mais pour beaucoup.

Derrière cette apparente simplicité, se cache en effet beaucoup de possibilités d'expérimentation.

En droit, le recteur unique de Normandie portera pour l'instant toujours en lui une trinité: recteur de région académique, recteur de Caen, recteur de Rouen. Cependant, trois personnes juridiquement distinctes pour un seul recteur personne physique, c'est en soi une révolution possible dans la conduite du changement.
Il ne faut en effet pas oublier que les décrets actuels sur la gouvernance académique permettent beaucoup: fusion de services, regroupements, missions transversales.... Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'essentiel de la réorganisation des académies peut se faire à droit constant : c'est la lourdeur des directions académiques actuelles, "pluri-rectorales" qui parfois peut y porter un frein, avant même la résistance des personnels trop souvent avancée comme seul obstacle au changement.

De fait, le dispositif qui nous a été présenté, par sa simplicité même, est un détonateur.
Détonateur dont on ne sait vers quelle « explosion-recomposition » il nous conduira, car, pour l'instant, comme l'a fait remarquer notre fédération, bien des questions demeurent sans réponses puisque tout est à construire et que le ministère se refuse à imposer un modèle.


S’agit-il plus de « transformation » selon le terme cher à nos gouvernants que de réforme ?

Ce refus du modèle préétabli peut être une sagesse, s'il est signe de dialogue.
Il peut s'avérer également une folie, s'il autorisait des dérives technocratiques oublieuses du service public.

L'expérimentation qui doit s'engager en Normandie se veut à bas bruit.

Gageons que les personnels sauront s'y faire entendre.

Nous y veillerons.


Pantin, le 1er septembre 2017
Jean-Marc Bœuf
Secrétaire général

Administration & Intendance - UNSA | Mentions légales | Plan du site | Espace privé | Contacts | Fils RSS | Dernière mise à jour : mardi 12 décembre 2017