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Déclaration finale de Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA


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Un premier mai sous le signe de la solidarité entre travailleurs européens

Le 1er mai 2014 a été l’occasion, pour l’UNSA, de rappeler son attachement à l’Europe sociale et à la solidarité entre travailleurs européens. Une occasion aussi de rappeler la nécessité de lutter contre la montée des populismes... et de rappeler, à deux semaines de l’action Fonction publique, du 15 mai, que l’UNSA dans son ensemble considère comme inacceptable un gel salarial sur sept ans pour qui que ce soit.

Luc Bérille a eu l’occasion de rappeler aux militants, mais aussi à la presse, qu’à quelques semaines des élections au Parlement européen, il était utile de rappeler nos exigences, au nom de la solidarité entre les travailleurs, pour l’Europe sociale. C’était l’objet du rassemblement parisien avec deux tables rondes organisées par l’UNSA et la CFDT avec la participation des CCOO (Commissions ouvrières d’Espagne) et des TUC (confédération des syndicats britanniques).

Dans sa déclaration finale, le secrétaire général de l’UNSA a rappelé également quelques éléments du débat national actuel, et en particulier le soutien entier de notre Union interprofessionnelle à l’action Fonction publique du 15 mai prochain :

« Nous avons dit notre compréhension du besoin de résorber la dette publique mais aussi, avec fermeté, notre exigence d’un rééquilibrage social dans la façon d’y parvenir et notre désaccord, qui nous amènera dans la rue le 15 mai, avec la condamnation des fonctionnaires à 7 ans de blocage salarial. »


Pour une Europe utile
sur les questions d’emploi et de droits des salariés

Comme l’a indiqué Luc Bérille, « à l’UNSA, nous voulions aussi un 1er mai qui porte un message clair, celui d’un débat de fond en faveur d’une Europe véritablement utile, notamment sur les questions d’emploi et de droits des salariés. »

L’UNSA combat à cet égard les tentations populistes qui se font jour. Dans ses déclarations à la presse à l’occasion du 1er mai, Luc Bérille met en effet en garde contre l’idée qu’un repli national derrière nos frontières pourrait être une meilleure solution que l’Europe. Et il précise :

« Ceux qui pensent ça se trompent de siècle. Si on prend l’exemple d’Alstom, ses difficultés sont bien liées au fait que ce groupe national n’a pas la taille critique. L’idée qu’on pourrait régler le problème en gardant un monopole national n’est pas adaptée. On vit au XXIe siècle et, qu’on le veuille ou non, c’est le siècle de la mondialisation. Tout est interconnecté et nous n’avons plus assez de marges de manœuvre nationales pour mettre en place des politiques d’autarcie. Pour peser, nous avons besoin de l’échelon européen. L’Europe, c’est la possibilité de traiter les questions de la mondialisation à l’échelle continentale. »

Luc Bérille rappelle d’ailleurs que toute une série de droits sociaux ont été développés ou instaurés sur la base de directives européennes. « Cela a été le cas en matière de santé au travail, notamment sur l’utilisation des produits dangereux, de congé parental, de CDD, de temps partiel, ou encore de discrimination, notamment concernant l’égalité femmes-hommes », précise-t-il.

Si cet exercice a ses limites, c’est essentiellement en raison des orientations politiques qui n’ont pas été assez en faveur d’une Europe sociale. Il rappelle d’ailleurs qu’« on manque d’une majorité politique qui se soucie vraiment des conditions sociales d’existence en Europe. On a besoin d’orientations beaucoup plus affirmées en matière d’Europe sociale. Il faut notamment une régulation du marché du travail plus fort, avec des critères d’harmonisation suffisants. »

Au-delà d’ailleurs de la question des droits sociaux, l’UNSA, membre de la Confédération européenne des syndicats (CES/ETUC), défend le plan d’investissement pour une croissance durable et pour l’emploi qu’elle porte. Ce plan propose de consacrer 2 % du PIB pendant dix ans à l’investissement en faveur de la transition énergétique et écologique, des infrastructures, du développement industriel, de l’éducation et de la formation, des services publics.

Pour le secrétaire général de l’UNSA, « Il nous faut une Europe qui ne renvoie pas chaque pays membres à ses propres difficultés, à la faiblesse de ses marges de manœuvre, mais permette au contraire de mettre en commun les moyens. En matière de transition écologique, la pollution n’ayant pas de frontière, qu’est-ce qu’on attend pour traiter de façon européenne ces questions ?? En agissant au niveau européen, on pourrait démultiplier les moyens. »

C’est bien pourquoi l’UNSA, comme la Confédération européenne des syndicats, appelle les salariés à voter aux élections européennes en faveur des candidatures permettant de promouvoir le progrès social en Europe et, comme le dit la CES, « de changer la façon dont l’Union européenne est [aujourd’hui] dirigée. »

Document joint : Déclaration finale de Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA

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