Dans l’action pour défendre tous les personnels

Dans l’action pour défendre tous les personnels

À LA DGRH LE 22 AVRIL PENDANT LA CRISE, A&I UNSA DANS L’ACTION POUR DÉFENDRE LES PERSONNELS, TOUS LES PERSONNELS C, B, A DANS TOUS LES SECTEURS D’EXERCICE.

Voici les interrogations et les positions que nous avons portées et défendues.

TITULARISATION : Conformément à une bonne pratique lorsque les circonstances le permettent, il faut acter les titularisations suffisamment tôt, afin de permettre à ces collègues de bénéficier de mutations dans le cadre de priorités légales après (si des postes le permettent) le mouvement interacadémique.

CONGÉS BONIFIES :  Les congés bonifiés sont-ils maintenus malgré l’incertitude des possibilités de déplacement cet été ?

CONGÉS D’ETE :   L’ordonnance en matière de congés a imposé aux agents de prendre des congés pendant la période de confinement et parfois plus que ce qu’ils auraient posé en temps normal. Peut-on rassurer les personnels sur la possibilité de prendre des congés cet été ? Faut-il envisager que les services académiques suppriment leur période de fermeture estivale ?

PRIME SUITE A LA SITUATION DE CRISE : Un cadrage national doit être fait auprès des académies pour assurer l’équité sur tout le territoire et entre tous les collègues.

RUPTURE CONVENTIONNELLE : De plus en plus de collègues nous interpellent sur ce sujet et nous n’avons aucun texte sur lequel nous appuyer. Depuis le 1er janvier nous sommes en attente d’un cadrage national. Cela devient urgent.

LA QUALITÉ DU MOUVEMENT 2020 EN CAUSE : Vous nous avez indiqué qu’il existait une quinzaine de cas de recours ou de remarques et que vous alliez prendre contact avec nous pour les évoquer. De manière générale, nous avons noté une relative déshumanisation des opérations vouées plus que jamais à l’algorithme même si nous avions trouvé un modus vivendi « non écrit » avec vous nous permettant de vous faire remonter des informations. Nous pensons que la crise a mis particulièrement en lumière les limites en terme de qualité  RH de la loi de transformation de la fonction publique. En conséquence, sans même parler de retour à des opérations pilotées par les CAP, nous pensons qu’il faut revenir à des relations plus souples et organisées avec les représentants du personnel en amont et pendant le mouvement. Cela sera vrai également des opérations appelées à sortir de la compétence des CAP dans l’année à venir.

LA TENUE DES CAP DE FIN D’ANNÉE : EST-CE TENABLE ? Vous espérez pouvoir convoquer la CAP mi-juillet au plus tôt (le 10 ?). Vous savez l’importance que cette CAP représente pour nous. Il n’est pas question, et je ne doute pas que vous soyez d’accord, de la « brader ». Or, il n’est pas évident que les conditions préalables nécessaires à sa tenue soient parfaitement acquises. Quid des groupes de travail préalables en académies ? Quid de l’indispensable consultation des dossiers, préalable obligé ? La séance pourra-t-elle se faire en présence ? Nos collègues du ministère seront-ils conduits à dématérialiser et envoyer aux commissaires paritaires sous la contrainte l’ensemble des dossiers devant faire l’objet d’un examen ? Pour nous qui avons également le souci des conditions de travail de nos collègues de la Centrale, cela nous semble difficilement envisageable. Beaucoup d’interrogations donc pour un sujet qui ne tolère pas les imprécisions.

EXAMENS ET CONCOURS : DES COLLÈGUES DANS UNE ATTENTE INCONFORTABLE ET ANGOISSANTE : Vous considérez s’agissant l’examen pro interrompu d’APAE qu’il convient, pour des raisons de rupture d’égalité entre candidats, d’annuler et de reprendre l’ensemble des opérations, ce qui sera mal vécu par certains collègues, d’où la nécessité de bien expliquer qu’il s’agit non pas du fait du prince mais bien de maintenir la nécessaire égalité entre candidats sous le contrôle du juge. Le même juge permet de recourir éventuellement aux listes complémentaires des concours précédents, mais pour ce qui concerne les ATSS vous jugez le gisement faible. L’idée serait lorsque c’est possible, de limiter les concours aux épreuves écrites, qui d’épreuves d’admissibilité deviendraient épreuves d’admission. Sur la question des examens et concours, vous nous indiquez qu’une note sera diffusée la semaine prochaine. Cela devient urgent !

REPRISE DES TRAVAUX EN BILATÉRALE AVEC LES MINISTÈRES DE L’ÉDUCATION NATIONALE DE LA JEUNESSE ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / A&I UNSA, UNE NÉCESSITÉ : Le ministre dans un courrier (accessible ici) a proposé à A&I, comme première organisation représentative de ces personnels  un programme de travail en bilatéral. La crise sanitaire a suspendu les échanges sur ces sujets essentiels mais le principe de la reprise de ces travaux est acté avec le secrétariat général des ministères, sachant que la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a accepté d’étendre ce programme aux questions de l’AENES dans ses services et établissements. Nous souhaitons en conséquence qu’un nouveau calendrier soit établi avant la rentrée de septembre. La crise sanitaire peut en première analyse sembler de mauvais augure pour certains aspects de ce programme mais elle a aussi mise en lumière l’importance de la logistique éducative et pédagogique et des personnels qui y contribuent au quotidien, dont les personnels administratifs dans les services et établissements. De ce fait l’amélioration des conditions matérielles et financières de ces personnels sont d’autant plus essentielle et urgente.