Notre projet syndical :
La filière d’administration générale

Notre projet syndical :
La filière d’administration générale

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Personnels administratifs

Éducation nationale – Enseignement supérieur – Jeunesse et sports

 Trois niveaux de responsabilités que nous voulons répartis comme suit :

  • Catégorie C (corps des adjoints d’administration) : 25%. Ce corps représente actuellement 53% des personnels
  • Catégorie B (corps des secrétaires d’administration) : 50%. Ce corps représente actuellement 29% des personnels
  • Catégorie A (corps des attachés d’administration) : 25%. Le corps des attachés représente actuellement18% des personnels

Il faut ajouter le niveau A+ que nous considérons comme le quatrième niveau de responsabilités avec le grade « hors classe » des AAE et les emplois fonctionnels tels que SGA, DGS, AENESR… 

 Le concours doit rester la voie principale de recrutement dans un corps : concours externe, concours interne, troisième voie.

Afin de favoriser la promotion interne de nos collègues, A&I UNSA soutient la mise en place d’examens professionnels de changement de corps de C en B et de B en A.

Le recours à des contractuels de droit public doit rester limité à des cas précis et contingenté pour ne pas précariser la fonction publique. Avec la fin de la loi dite « Sauvadet » en mars 2018, nos collègues contractuels doivent se voir proposer de nouvelles solutions visant à faciliter l’accès à l’emploi de fonctionnaire.

Contrairement à ce que souhaite le gouvernement d’Édouard Philippe, les missions de service public doivent continuer à être remplies par des personnels titulaires.

Nous sommes attachés à la notion de déroulement de carrière (par examen professionnel basé sur la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle (RAEP) ou tableau d’avancement de grade) et de promotion d’un corps à un autre (par liste d’aptitude ou examen professionnel) : un agent entré dans la fonction publique en tant qu’adjoint administratif doit pouvoir terminer sa carrière en tant qu’attaché d’administration.

L’avancement de grade et la promotion de corps au choix doivent être prononcés au regard des parcours professionnels des agents. Le principe de la mobilité obligatoire en cas d’avancement ou de promotion doit tenir compte de la réalité du poste occupé (requalification des emplois si nécessaire en lien avec le référentiel métier).

 La rémunération des fonctionnaires doit être composée principalement du traitement découlant de la grille indiciaire. Elle est complétée par le régime indemnitaire. Il doit respecter l’équité interministérielle pour favoriser la mobilité. Nous sommes opposés à l’individualisation complète de la rémunération et au salaire au mérite.

De ce point de vue, le choix du gouvernement de geler à nouveau le point d’indice en 2018, après une seule augmentation en 9 ans, est inacceptable.

 En termes de formation, si des recrutements communs à plusieurs ministères sont organisés, la formation des lauréats de concours doit comporter une réelle période de formation initiale au minimum de trois mois. En cas de changement de filière (mobilité inter-filière), une formation à l’entrée dans la nouvelle filière doit être prévue pour tous les collègues. Le nouveau compte personnel de formation doit participer pleinement à l’évolution du parcours et de la carrière professionnelle de chacun. Nous ne pouvons accepter que dans le rapport annuel 2017 sur la Fonction publique, les personnels de l’éducation nationale continuent d’être les moins bien formés. Le recours à l’école supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et aux cinq instituts régionaux d’administration (IRA) doit être envisagé pour la formation continue des agents.

Nous attirons l’attention sur l’importance que revêt l’entretien de formation dans le cadre annuel des entretiens professionnels et qui doit en conséquence lui être associé. Il doit compléter obligatoirement l’entretien d’évaluation. Il devrait prendre à l’avenir tout son sens avec la mise en place du compte personnel de formation et du compte d’engagement citoyen.

Dans le cadre du protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique du 8 mars 2014, l’ensemble des services et des établissements doivent proposer systématiquement aux agents à l’issue d’une interruption de carrière d’une durée d’au moins un an, une action de formation d’adaptation à l’emploi, afin qu’ils puissent reprendre leurs fonctions dans les meilleures conditions.

Pour reprendre la note de service annuelle BIATSS du ministère de l’éducation nationale, les AAE stagiaires lauréats du concours interne d’AAE, du concours réservé d’AAE comme les collègues promus par liste d’aptitude doivent absolument bénéficier d’une formation d’adaptation à l’emploi. Cette formation vise en particulier à favoriser leur prise de fonctions en leur permettant notamment de prendre la mesure de leur rôle de cadre et d’identifier les exigences de leur nouveau positionnement.

Cette formation est ouverte depuis la rentrée 2017 aux bénéficiaires de l’obligation d’emploi recrutés par la voie contractuelle pour exercer les fonctions d’attaché.

L’École supérieure de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR) a conçu le parcours en prévoyant une alternance entre séquences de formation sur le site de Chasseneuil du Poitou et séances de travail à distance.

L’action sociale constitue un véritable outil de gestion des ressources humaines. Elle doit être dotée de moyens au moins égaux aux autres ministères. Il reste dommageable que tous les crédits ne soient pas consommés tous les ans par les agents. Nous demandons à notre employeur de faire un réel effort de communication à destination des agents. Trop de collègues en difficultés financières et sociales ne sont pas assez informés de l’existence de cette action sociale.

Les pôles académiques « santé, sécurité au travail » doivent participer de la sécurisation des parcours professionnels de nos collègues. Force est de constater que le mal être des agents grandit sans que notre employeur ne prenne la mesure de la dégradation des conditions de travail de nos collègues.

La disparition progressive de la médecine de prévention démontre l’absence de réaction de l’Etat- employeur. Mais il est vrai que pour notre employeur, la souffrance au travail n’est pas entendable.

Déroulement des carrières et des grilles indiciaires : notre proposition tient compte des dernières évolutions issues du protocole parcours professionnels carrières et rémunérations. Elle se veut ambitieuse et dynamique afin de rendre attractifs nos corps et notre filière d’administration générale interministérielle.

Nous la développons pour chaque catégorie dans les pages suivantes.