Réorganisation territoriale : synthèse A&I UNSA

Réorganisation territoriale : synthèse A&I UNSA

Vous trouverez ci-après un résumé et un historique des différentes interventions et déclarations effectuées par A&I UNSA sur le sujet de la réforme de l’organisation territoriale de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (Retrouvez toutes les références citées en cliquant ici)

1er septembre 2017 : Communiqué « Revoir la Normandie… »

Pris à l’occasion de l’annonce du projet de recteur unique pour Caen et Rouen, ce communiqué :

  • rappelle que les dispositifs réglementaires issus des textes de 2012 permettent déjà beaucoup en termes d’organisation dans les académies (fusion de services, regroupements, missions transversales…)
  • indique cependant que le dispositif du recteur unique peut être un « détonateur » pouvant conduire vers on ne sait quelle « explosion – recomposition » et vers une « transformation » dont on ignore encore tout.
  • Affirme que si l’absence de modèle préétabli est une sagesse s’il est signe de dialogue, il peut également s’avérer être une folie s’il autorise des dérives technocratiques oublieuses du service public et que nous veillerons à ce que les personnels soient entendus.
28 septembre 2017 : Communiqué « Un recteur pour les réunir tous : l’épreuve de vérité du dialogue social »

A l’occasion du vote favorable par la fédération du décret autorisant la nomination d’un recteur pour plusieurs académies expérimenté en Normandie, nous faisons le pari de l’efficacité au service du public et des personnels tout en posant nos jalons et après avoir émis des doutes sur la pertinence auprès des recteurs de régions académiques du CRA (comité régional académique) structure opaque pour les personnels, source de complication bureaucratique, voire de conflits :

  • Simplifier l’administration, ce n’est pas raréfier l’administration ;
  • réunir des académies, ce n’est pas fusionner des académies ;
  • attention à la fusion en ce qu’elle ne serait que recherche des économies d’échelle au seul profit d’une approche technocratique de l’école ;
  • exigence sur la qualité du dialogue social engagé par le recteur unique ;
  • exigence pour la préservation des droits des personnels des académies de Caen et Rouen.
21 octobre 2017 : Communiqué « Détonation ? »

À l’occasion des déclarations (intempestives?) de la rectrice de la région académique du Grand Est,  qui souhaite aller plus loin dans la mutualisation des académies alors que la mission nationale en charge du sujet n’a pas encore rendu ses conclusions, nous nous interrogeons sur les avantages que le système éducatif pourrait retirer de ces dispositifs et nous affirmons la nécessité, au delà  de réunions impliquant le « haut encadrement » de faire de chaque personnel l’acteur de son propre changement.

11 décembre 2017 : Communiqué « Réforme de l’organisation territoriale de l’éducation nationale : De l’ombre à la lumière ? »

Le ministre va à la rencontre des personnels des services académiques de Caen et Rouen et cherche à les rassurer dans un contexte de suppressions de postes.

A&I UNSA qui représente « les personnels dans l’ombre » entend bien ne pas être relégués comme les mauvais élèves au fond de la classe, endormis sur le radiateur…

22 décembre 2017 : Communiqué « Un voile sur la lumière entrevue » :

A la suite du CT du 20 décembre où les 200 suppressions de postes sont présentées :

  • nous dénonçons qu’avant même que l’analyse de la situation des académies soit conduite, le pouvoir politique choisisse de supprimer des postes ;
  • nous nous inquiétons qu’en 2018 pour le budget 2019 (nous y sommes !) les suppressions dans le cadre de CAP 2022 ne soient encore plus importantes ;
  • nous nous interrogeons sur le fait que les ambitions de réforme seraient la simple rime d’une soustraction générale des politiques publiques.
22 janvier 2018 : Nous sommes reçus par la mission nationale « organisations territoriales » :

C’est l’occasion pour nous d’exposer notre approche qui n’est pas fermée aux évolutions mais de tracer également ce qui constitue nos lignes rouges dans un contexte de suppression de postes qui n’est en rien favorable au dialogue. Nous exposons des questions demeurées sans réponses :

  • Quelle GPEEC pour les personnels administratifs ?
  • Les AAE, corps interministériel : un outil, un levier sur les territoires ?
  • Quelles requalifications C en B, B en A ?
  • Quelle politique indemnitaire ? Vers – enfin- une harmonisation académique ?
  • Quelle politique pour l’encadrement ? (tous les postes importants occupés par les AAE sont des emplois)
  • Travailler sans bouger : Place du télétravail ?
  • Quelles évolutions des métiers, notamment celui d’adjoint gestionnaire en charge de l’administration générale dans l’EPLE ?
15 février 2018, audience chez Thierry Ledroit, conseiller territoires et politiques interministérielles au cabinet du ministre ; 4 avril 2018, audience fédérale au cabinet sur la situation des CIO ; 17 avril 2018, audience auprès de Marie-Anne Lévêque, secrétaire générale des ministères.

Au cours de ces trois audiences, nous développons les points évoqués dans nos différents communiqués avec le souci constant de faire reconnaître le rôle des personnels administratifs, notamment à l’occasion des annonces de suppression des CIO.

17 mai 2018 : Communiqué « Réorganisation territoriale de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Pour A&I UNSA, respecter les personnes au service du public »

Tout en rappelant qu’il n’est pas interdit de se poser la question de l’évolution dans le temps et dans l’espace des académies, nous rappelons :

  • La réalité humaine que sont les académies ;
  • Les personnels administratifs contribuent quotidiennement au côté des non administratifs au fonctionnement du système éducatif ;
  • Rien d’efficace ne peut se faire sans les personnels, rien de durable ne peut se faire contre les personnels.
26 juin 2018 : Nous sommes interrogés par l’AEF.

L’occasion de porter une appréciation sur notre ministre et le gouvernement en se gardant de la caricature (« ne pas faire de politique mais agir sur le politique ») et avec lucidité

« Ne pas affoler les personnels avec des rumeurs »

« Construire un accompagnement efficace et leur permettre de devenir acteur de leur propre changement »

MAIS

« On imagine mal que l’éducation nationale reste sanctuarisée »

« (l’administration) n’est pas la préoccupation première (du ministre) »

« Les syndicats sont malmenés. Nous avons l’impression que le président et le gouvernement considèrent pouvoir se passer des corps intermédiaires »

17 septembre 2018 : Communiqué « Suppressions de postes à l’éducation nationale : où comment, pourquoi ? »

Nous réaffirmons nos exigences partant du principe qu’il n’y a pas à lier mécaniquement « fusion » et « suppressions »

« La réorganisation prétend redonner vigueur à l’école par un remembrement radical c’est en fait à un démembrement que nous risquons d’assister.

  • pas de suppression de postes ;
  • Pas de mobilités forcées ;
  • Des mobilités choisies et accompagnées »